Je crie beaucoup. J'suis la fille que vous entendez hurler au bout d'la rue.
J'agresse les gens sympa. Je critique les gens que je ne connais pas. Je dénigre les autres. Et quand quelqu'un comprend, voit ce qui se trame, et qu'il s'approche, c'est pire. Je maille. Je l'injurie. Je bave presque.
Et quand il s'en va je tourne la tête et je pleure en silence. beaucoup.
J' n'arrive plus a m'laisser approcher. Pourtant je crois que j'aimerais. J'aimerais un tas de chose.
Je me cache derrière mes hurlements. Et m'retrouve seule. J'l'ai mérité je crois.
Pardon.
Et fuck off.
mercredi, 21. mai 2008
to shout. to always shout.
pourquoi et jamais
je me demande pourquoi ce n'est pas avec moi qu'il fait ca. je me demande pourquoi on ne me le dit jamais, pourquoi elle ne me le répéte pas à moi. je me demande pourquoi le temps est toujours pourri même fin mai. je me demande pourquoi il est aussi inssuportable et borné. je me demande pourquoi il ne voit rien, pourquoi on croit que je suis comme ca, pourquoi mon ventre hurle à partir de 23h, pourquoi j'ai hérité d'un moteur qui foire. je me demande pourquoi ma maman a un problème relationnel, si je vais y échaper, si mon frère est vraiment heureux. je me demande si les pinguoins ont des genoux, je me demande si elle est aussi débile qu'elle le fait paraître, s'il ne voit décidemment rien ou s'il est devenu très bête. je me demande s'ils font exprès. je me demande si mon papa va retrouver quelqu'un de bien. je me demande si on va me dire "c'est pas passé, sorry". je me demande si je vais supporter l'ester. je me demande si un jour je vais réellement me décider, si quelqu'un va enfin inventer le coca chaud et sans bulles. je me demande si un jour j'aurai des lunettes, je me demande combien coûte un billet pour why? je me demande si les brocolis c'est dégeulasse ou si ce sont les gens qui cuisinent mal. je me demande si c'est vraiment sans risque de prendre du guarana pour bosser. je me demande si un jour elle me reparlera. je me demande si elle a changé. je me demande si elle sait que je l'aime tellement, et si elle m'a zappé. je me demande si un jour je serai sûre. je me demande si j'aurai des enfants, si j'en veux vraiment, je me demande comment elle fait pour oublier sa propre bêtise. je me demande quel temps il fera demain, et quand est-ce que j'aurai un massage du dos. je me demande pourquoi je me sens comme ca, je me demande si samedi soir sera vraiment bien. je me demande si elle est heureuse, si je ne l'ai pas choquée, je me demande si j'ai envie d'avoir le permis, si on peut mourir de ne plus manger de légumes ni de viandes. je me demande si mon mal de ventre va bientôt se calmer, et combien coûte une annonce presse dans l'express.
mardi, 13. mai 2008
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J'ai peur que l'avion dans lequel je monte s'écrase, j'ai peur que les araignées rentrent dans mes oreilles et pondent sous ma peau, j'ai peur de rater le train, de ne jamais revoir the national en concert, j'ai peur de m'éloigner des gens que j'aime, peur de louper mon examen, peur de ne jamais avoir l'occasion de dire à n. que je la méprise et au vieu monstre que je ne comprend pas ses mots, mais aime sa prose et ses références. J'ai peur de ne pas retourner voir Pessoa, peur de ne pas rencontrer le Nepal et l'Indonésie. J'ai peur des brocolis, j'ai peur de ne jamais faire preuve de plus de patience et de tolérance, j'ai peur des gens vulgaires, j'ai peur des gens agressifs, j'ai peur qu'on ne me comprenne pas, peur qu'il arrive quelque chose à neige, peur qu'il arrive quelque chose à yoko sans l'avoir serrée une dernière fois. J'ai peur que ma mémoire n'aie jamais mieux, peur d'une insomnie de plus, j'ai peur d'avoir planté mon qcm, j'ai peur du monsieur qui mange les pieds qui sortent du duvet, j'ai peur du lapin de donnie darco, peur de la mort, peur d'être un jour peut-être handicapée, peur qu'il arrive quelque chose aux gens que j'aime. J'ai peur de bégayer à mes présentations, peur de toujours faire crever mes plantes. J'ai peur que la machine lâche, j'ai peur de ce putain d'embalement, j'ai peur de la misère, j'ai peur de mon imagination, peur de trop donner, peur de ne pas assez donner, j'ai peur d'être décidemment égoïste, j'ai peur de me faire piercer la nuque. J'ai peur de ne jamais avoir assez de temps pour découvrire tout ce dont j'ai envie, j'ai peur de ne plus reparler à E, et de ne jamais accepté totalement ce qu'à fait M. J'ai peur de me casser quelque chose cet été en Inde. J'ai peur de ne pas me souvenir. J'ai peur de ne pas trouver l'inspiration, j'ai peur d'être ce que je veux être. J'ai peur du passé que je n'accepte pas malgré les apparences. J'ai peur de devenir grosse. J'ai peur de rater quelque chose, peur de ne pas être inclue, peur d'être oubliée, j'ai peur d'être insignifiante, peur d'être mal cataloguée. J'ai peur de tomber. J'ai peur des méchants. J'ai peur de me cacher les choses. J'ai peur d'avoir peur. J'ai peur des serpents, peur des cafards, peur que l'on me trouve fausse. j'ai peur du noir. J'ai peur d'avoir fait les mauvais choix. peur de regrette. Peur de trop penser à lui.
Mais ca va mieux. Je n'ai plus peur d'essayer.
mardi, 6. mai 2008
Elle avait rit
Il était une fois Mara.
Maigre. Obsédée. Froide. Accro aux larmes et aux framboises. Des jeans trop grands, les ongles rongés, et les gestes incertains. Mara avais les yeux des noyés et de beaux seins. On lui avait dit un jour qu’elle ferait de belles choses. Elle avait rit. Quoiqu’il en soit, l’envie n’y était pas. En attendant, Mara dansait. Pas comme une pute, non, mais elle trémoussait ses fesses et entortillait ses doigts dans les voiles.
Mara était droitière, lion ascendant cancer, fumeuse, et surtout, paniquée à l’idée de se trouver et tremblante à l’idée de s’oublier. Mara avait besoin de plaire. Mais pas à n’importe qui. Les hommes peinaient à lui résister malgré son allure. S’ils ne tombaient pas amoureux, alors ils la désiraient. Et s’ils restaient indifférents, c’est elle qui venait les chercher.
Malgré les boums au coeur, les parties à plusieurs, et la bonne volonté, Mara n’avait jamais aimé gratuitement. Sauf peut-être son frère qui riait en lui disant que dans lion, il y avait loin, et que c’était bien là la seule manière de l’aimer : à distance.
Aujourd’hui, Mara reçu son billet d’avion pour le Zanskar. C’est ce Z et ses hauts plateaux qui l’avaient séduite. Le billet de retour n’avait pas été pris.
Elle déchira l’enveloppe fébrilement.
Mara colla le billet au mur de sa chambre. Elle se sentait bien. Un peu effrayée. Mais d’accord avec la suite.
Elle s’assit sur son lit et prit dans sa main droite le revolver déniché dans le bureau de son père.
Mara souriait, et posa les lèvres de l’arme sur sa tempe. Elle tira.
Ses cheveux ne furent pas éclaboussés. Elle n’en avait plus.
Mara était malade. Suffisamment pour ne pas avoir le temps de partir se rencontrer là-haut. Mais avec la foutue volonté de l’effleurer.
Mara était une fois.
dimanche, 4. mai 2008
Findus
Je n'attends plus.
Je ne dors plus.
Je ne sexe plus.
Je ne faim plus.
Fin.
Terminus.
Le monde descend.
Le temps passe. Et moi aussi.
Tu vois, sal con, le problème, c'est que je t'aime, et sacrément.
Parce que si tu n'étais réellement qu'un sal con, ca serait plus simple, plus facil. Je pourrais tout retourner. Et ca irait.